C'est l'évaluation quinquennale qui détermine si le monde est collectivement sur la bonne voie par rapport à l'Accord de Paris. La première s'est conclue à la COP28 à Dubaï en 2023. La seconde s'ouvre à Antalya et se conclura en 2028.
L'Accord de Paris ne prévoit aucun mécanisme contraignant. Il repose à la place sur un cycle : les pays fixent leurs propres objectifs, le monde évalue le résultat global, et les pays sont censés revenir avec des engagements plus ambitieux. Le Bilan mondial est l'étape d'évaluation, et c'est le mécanisme sur lequel repose l'ensemble de l'accord.
Le premier a produit le texte sur la transition hors des combustibles fossiles, qui était le résultat phare de la COP28. C'est à cela que sert un Bilan mondial : il traduit un constat arithmétique sur l'écart entre ambitions et réalité en texte politique auquel la prochaine série de plans nationaux doit répondre.
Comme le second Bilan mondial s'ouvre à la COP31, Antalya marque le début d'un processus de deux ans plutôt que sa fin. Les décisions qui y sont prises définissent ce qui sera mesuré — moins visible qu'un titre d'actualité, mais déterminant pour ce à quoi les pays pourront être tenus en 2028.